jeudi 13 mars 2008

Radio Meuh, la Radio 100% Reblochon…



Ça se passe du côté de chez les Alpins, vous savez dans ces montagnes grandes comme des eskimos à la vanille, là où il fait bon vivre. Là où un tintement de cloches annonce la transhumance, ce moment même où nos célèbres vaches laitières viennent brouter les premières herbes du printemps avant l’escapade du Col des Aravis. Vous savez du côté de chez Dédé les gros bras, qui à l’époque fabriquait un des meilleurs reblochons du pays. Vous m’en direz des nouvelles, car par chez nous, le reblochon, il est bon quand y coule dans l’assiette.

Et bien c’est comme la musique, elle est belle quand elle nous coule dans les oreilles, comme une petite brise qui viendrait vous réchauffer le cœur les dures soirées d’hiver.

Et bien vous savez quoi, Mr Meuh c’est par là bas qu’il est né, les skis aux pieds, le casque aux oreilles, il en fait danser plus d’une de vaches laitières !

Alors pour ceux qui pensent que la Haute-Savoie est perdue dans ses montagnes, je vous rassure, y a du bon son à écouter ! Car pour jumper les courbes bien fraîches de poudreuse, faut avoir du style, faut avoir du rythme, tel un John Travolta dans la Saturday Night Snow !

Alors pour les affamés de Funk, Rock, Electro, Pop, Hip-Hop, Soul et autres sonorités venues d’Afrique, du Brésil ou encore de la Jamaïque… Bienvenue sur la Radio Meuh, la Radio qui Déchire !

Et oui vous l’attendiez tous, elle est là, elle vous tend les bras ! De midi à minuit, éclectique, métissée, ouverte, tonique, exclusivement "jingelisée" par les potes du coin, et surtout, oui surtout, sans pub ! Enfin !

Et merci qui, merci Mr Meuh ! Cet assoiffé de musique, qui pourrait bâtir un igloo façon "jaquettes de cd" avec sa lampe multicolore qui fait des ravages les soirs de Funk Attitude !

Et oui, car Mr Meuh, alias Doctor Phil ou Le Dj Mancho (à l’époque où le bras dans le plâtre, il mixait avec une main), reste dans nos cœurs, nous autres bénévoles de la DiVèR CiTé MéTiCé : Mr Meuh, le DJ official des soirées à but non lucratif, où l’univers de la vache funky devient enfin réalité !

Alors tentez, et bien comme dirait notre Double Kick, notre web master aux idées géniales, y a plus qu’à : http://www.radiomeuh.com

Enjoy music from Reblochon'Land !




Spécial Big Up à toi Radio Meuh, qui diffuse des sons d'ici et d'ailleurs,
fraichement dégotés par la DiVèR CiTé MéTiCé,
pour une culture partagée !

Especial
PegGwada'Sélecta

jeudi 28 février 2008

Au Carrefour des Cultures, la Guyane...

Créoles, Métropolitains, Amérindiens, Bushinengés, Brésiliens, Haïtiens, Chinois, Hmongs, Surinamiens... autant de communautés pour une Guyane française.
Autant dire que l'ouïe peut se laisser bercer par une multitude de langues connues ou méconnues. Autant d'images qui restent gravées dans la mémoire, sans être immortalisées par l'objectif, par peur de perdre ces instants spontanés de vie, de rencontres et de paysages.

Vivre un Carnaval Burlesque à Cayenne où les hommes deviennent des femmes et s’extasier devant des Brésiliens qui se confondent avec une telle grâce, que l’on s’interroge presque sur le sexe de la Lolita, qui se pavane avec un déhanché plus que sensuel !
Connaître la place du Domino où toutes couleurs et langues se côtoient sur un fond musical brésilien, où chaque danseur arbore son style, qu’importe si l’on a le rythme ! Boire sans soif et laisser 50 cent d’euros car le serveur tout sourire n’a pas la monnaie et gagner une bière en échange.
Se retrouver au Kalinana à Matoury où Quéquette et les Blues Stars offrent un concert carnavalesque teinté de mazurka, de biguine et du torride piké, où les touloulous, ces femmes déguisées et masquées de la tête aux pieds, mènent la danse.
Sentir les odeurs d’Asie au marché de Cayenne en se frayant un chemin parmi les étalages de fruits des Hmong, originaires pour la plupart du Laos, et trouver un place parmi la foule venue manger une soupe chinoise dans un grand brouhaha.

Prendre un petit avion, traverser l’Amazonie et découvrir Maripasoula, petite commune face au Surinam, enclavé entre le fleuve Maroni et la forêt amazonienne, où la pirogue est le principal moyen de locomotion. Se laisser bercer par la tranquillité de ce village et marcher à la rencontre des autochtones.
Parler anglais, français, créole, taki-taki, brésilien ou parler avec les yeux et le sourire. Rencontrer Mr James, un Saint-Lucien d’un grand âge dont la jeunesse s’exprime par le sourire et le bleu foncé de ses yeux pétillants.
Vivre un vidé digne d’un vrai carnaval, où une vieille Toyota chargée d’enceintes déambule dans Maripasoula sous des trombes de pluie, suivie d’une foule inondée et enivrée par les rythmes du compas, de l’aléké et du jump up.

Ecouter les histoires pleines de magies des Bonis, ces Bushinengués, « les Noirs de la forêt », qui se sont libérés de l’esclavage dès leur arrivée et qui ont préservé leur culture, éclairée par la mémoire des « anciens » et des rites de l’ouest africain. Sentir l’Afrique à l’écoute des chanteurs d’aléké, cette musique traditionnelle du fleuve, rythmée par de gros tambours et danser jusqu’au petit matin.
S’arrêter le temps d’une fabrication de couac, cette semoule de manioc grillée sur une grande platine en acier par les femmes Bonis, ne pas oser parler par gêne ou par timidité et accepter une petite poche de couac encore chaude, offerte en souvenir.
Observer la règle, le compas et les couleurs vives de l’Art Tembé, cet art géométrique bushinengué, qui peint d’antan sur des pagaies ou autres sculptures s’utilisaient en guise de don et de message d'amour pour les femmes.
Apprendre son premier mot de taki-taki, « afoondo » qui signifie étonnant et qui nomme la feuille miracle, celle qui ne meure jamais et qui se laisse germer entre des pages.

Sourire à la vue de ces petits Amérindiens à peine vêtus sautant dans les flaques de la saison des pluies. Jouer le jeu de l’appareil photo et d’un chapeau avec les enfants Bonis et écrire leur nom sur un cahier.

La Guyane est riche de culture et de diversité. On a du mal à croire que l’on arpente une terre dîtes française. La Guyane est touchante, il faut la vivre et prendre son temps, ce n’est qu’un aperçu qui est décrit ici.

Il est aussi difficile d’en parler sans une certaine tristesse face aux injustices qui la touchent.

Parler de la Guyane c’est évoquer l’Amazonie, le poumon du monde comme on l’appelle, cette richesse mondiale exceptionnelle en biodiversité, mais aussi en or…

Regarder le fleuve Maroni, c’est aussi imaginer le mercure qui s’y déverse dans une certaine ignorance le long des territoires protégés des Amérindiens, habitués à se nourrir de la pêche…

Ce récit se veut empreint d’émotion et d’espoir. C’est bien volontaire qu’il ne joue pas le jeu de la polémique ou de la vérité… Pour autant, beaucoup de choses sont à savoir et ne doivent pas rester dans l’oubli. Aussi pour en savoir plus, quelques pistes…
http://www.solidarite-guyane.org
http://guyane.lesverts.fr

Et aussi en musique avec humour ! et vérité...
http://fr.youtube.com/watch?v=OpQLT7U-big
http://fr.youtube.com/watch?v=mNBmsuvKcR4

(Copiez les liens, sinon ça ne marche pas !!)

dimanche 3 février 2008

Pawol A Ti Moun

Carnaval des Enfants, Guadeloupe, aussi simplement.

Photo by Flostyle
http://flostyle.free.fr/

samedi 2 février 2008

Gwada Carnaval

Mercredi 6 février, Vaval, le roi du Carnaval, sera brûlé laissant derrière lui, couleurs et défilés, d'une Guadeloupe en vie.

Quelques images pour immortaliser ses moments précieux, empreints d'histoire et de culture, où les foules se laissent aller aux rythmes des tambours...












Images volées au détour des rues de Pointe-à-Pitre ou au coeur des défilés du groupe à peau, Fouté Pa Mal, à Vieux-Fort.


samedi 26 janvier 2008

Loving Dominica...

Nous sommes le 31 décembre 2007 au petit matin, je suis assise dans un bateau, un bateau pris sur un coup de tête, histoire de commencer l’année sans rien préparer.

Peter Pan passe à la télé, envie de rêver, envie de liberté, envie d’enfance...

Ce bateau s’en va pour la Dominique, petite île faisant face à la Guadeloupe, celle que j’appelle ma petite Afrique…

Roseau, il est 11h30 quand j’hurle à la douane « Where is my bag ??!!! ». Mon sac n’est pas avec les autres ! On me demande sa couleur, je n’en sais rien et je m’énerve. On me donne un formulaire à remplir et je m’énerve encore. Je suis la seule qui s’énerve et d’un coup j’ai honte ! A quoi bon, mon sac est parti pour Sainte Lucie et ne reviendra que demain, ou après demain, si j’ai de la chance. C’est le sourire du bagagiste qui m’a sortie de ma colère, aurais-je oublié l’objectif de ce voyage ? Qu’importe, pas de sac, je pars à l’aventure ! J’achète des habits, j’explique ma mésaventure, les Dominiquais sourient, j’adore les sourires de la Dominique. Une jeune femme m’aide à trouver l’essentiel culotte et brosse à dent, dans les rues animées de Roseau. Rien de plus simple, on se sent jamais seul en Dominique.

Je me retrouve à Portsmouth dans la maison d’un ami que je connais à peine. Toute la famille m’accueille, la porte est grand ouverte, la porte de l’hospitalité. On m’interdit d’imaginer dormir ailleurs, il y a une chambre pour moi, moi qui suis venue les mains vides… Tantie Thelma m’offre un savon, une crème coco, des serviettes, une chemise de nuit si grande qu’elle traîne à mes pieds telle une robe de mariée, et une culotte, un culotte grande comme un camion. Tantie Thelma m’invite à sa table, telle la p'tite dernière de la famille, la porte du frigo doit devenir une amie obligée que je dois ouvrir sans demander.

Le soleil se couche sur Prince Rupert Bay. Un mariage a lieu, des américains, d’une simplicité touchante, mélangeant les genres et les cultures, vêtus de turquoise ou non, le marié est en short, l’apéro commence, on nous invite, la musique donne, rien de plus simple, c’est le dernier jour de l’année.

Le premier jour de l’année commence dans les rues animées de Portsmouth, où mes oreilles se laissent emporter par les différentes musiques que jouent les deux trois bars du coin. Un concert sur un semblant de place pose quelques accords et le spectacle commence entre reggae, soca et jump up. On y verra tous les styles, « les restes » du mariage éméchés s’exerçant au jump up, les doudous ladys aux poitrines volumineuses assorties de leur dernière mini jupe rouge, le saoulard du coin s’essayant à voler un carton de bières sans se cacher, les voitures faisant demi tour devant la scène. Un foutoir bien organisé, c’est ça la fête, pas besoin d’être sur son 31 !

Les jours s’en suivent tout autant magnifiques. La reggae night du mercredi chez Big Papa, où Bernard un ancien parlant le français, souriant et gai d’alcool, m’offre des fleurs en me disant je t’aime, où la piste voit danser dominiquains, guadeloupéens, américains, métropolitains sous les hurlements du DJ honorant cette diversité culturelle.

La Dominique défile sous mes yeux. Traverser cette jungle, cette nature généreuse du Northeast, les roches roses de Calibishie, la réserve des derniers indiens caraïbes, leurs kassav à peine sucré, cet échange avec le coupeur de coco qui a perdu l’ouïe en dormant, les enfants aux longues tresses à l’arrière de la voiture et leur sourire intimidé, les anciens médusés par mon sourire me faisant les yeux doux, Morne Trois Piton et sa chute couleur bijou, se baigner au bord de mer dans des vapeurs de Soufrière, le coucher de soleil à la pointe de Scott Head, discuter avec les pêcheurs et sourire aux anciens, trinquer la Kubuli en mangeant poulet sauce barbecue et pain moelleux, et toujours, toujours cette éternelle question, « Where are you from » ?

Il y a des lieux où l’étranger est un invité éveillant la curiosité des autochtones.

Il y a des lieux comme la Dominique où chaque problème trouve sa solution. Où la cordialité et la solidarité sont des régulateurs naturels des relations sociales. En Dominique, le klaxon ne sert pas à tout bout de champ à évincer ou insulter des automobilistes énervés, mais s’utilise pour saluer ou remercier à tout bout de champ les automobilistes bienveillants.

La Dominique est belle car elle est propre, respectueuse et simple. Il suffit de se laisser porter par le décor et la propreté des rues de Portsmouth, de ces cylindrés recyclés en poubelle peints aux couleurs rouge, jaune, vert, qui vous invitent simplement à déposer vos déchets. Y a même
des camions poubelles arborant des bouquets de tournesols !


En Dominique, la musique c’est la vie, le bruit ne fait pas peur. La musique joue toute l’année, 24 heures sur 24, tu balances un son reggae dans la rue, toute le monde se met à danser et le voisin continue à dormir !

Après une semaine sur l’île de l’hospitalité, where people are so friendly, je revoie encore Tantie Thelma qui m’a ouvert la porte de sa maison et qui souhaite venir quelques jours en Guadeloupe, pour acheter quelques ornements pour décorer la tombe de son défunt mari.
Tantie Thelma a un visa Schengen, mention spéciale Département Français d’Amérique, Tantie Thelma a déjà voyagé dans le monde entier. Et pourtant, quand elle arrive en Guadeloupe, la police aux frontières exige un certificat d’hébergement, certificat que je devrais lui fournir pour lui offrir à mon tour l’hospitalité.
Et oui, aujourd’hui dans notre pays, l’hospitalité se prépare, fini la spontanéité, l’étranger fait peur et est soumis à toutes sortes de préjugés…
Pourtant, quand je suis arrivée en Dominique un 31 décembre, sans visa, la première phrase dont je me souviens est celle-ci : Welcome in Dominica…

samedi 19 janvier 2008

Cri du coeur pour la nouvelle année...

Amis du soir Bonsoir,
La nouvelle année est arrivée à grand pas et je m’interroge si dans chaque lieu les 12 coups de minuit ont tinté de gaîté…
Aussi, je prends les devants pour imaginer cette nouvelle année empreinte d’esprit militant !
Cette année, je veux qu'on impose sa classe, que chaque vibration qui fait de nous un humain, éternel au grand jamais, vienne claquer la face du monde!
Appel révolution, peut-être ?
Appel à sa propre révolution, pourquoi pas ?
Car si nous sommes assis sur une des faces du monde, il semble qu'un léger vent glacé ait endormi le peuple.
Irréversible, me dira-t-on, je tiens à dire que non!
Chaque petite victoire est en chacun et si la vie nous traite parfois avec un certain mépris, doit-on pour autant s'installer dans une certaine complaisance ?
Ne serait-il pas temps d'ouvrir les yeux ?
Chaque matin, j'ose espérer que nous serons meilleurs et que certains laisseront de côté leur soif de pouvoir, pour éclairer un peu mieux ce qui fait le vrai sens de la vie : celui de se regarder, en face à face, avec son prochain et d'accepter qu'il est le même.
Si je regarde autour de moi, force est de constater que chaque humain tient sur deux jambes. Quand ces mêmes jambes sont fatiguées par l'effort, son ventre crie famine.
Pour autant, la famine n'est pas un doux mot que raisonnera avec humour dans toutes les bouches.
Et là encore je m’interroge.
Peut-on encore accepter sans un soupçon d'émotion que des Hommes et des Femmes se battent pour quelques miettes de pain ?
Peut-on continuer à négliger l'Homme et la Nature avec autant de mépris ?
Peut-on encore supporter des propagandes si bien organisées commettre de telles violences ?
Peut-on encore tolérer que certains diktats puissent à ce point gouverner le monde, faisant l'argent son essence ?
A telle hauteur de négligence, je me demande si Mère Nature ne va pas remettre l’espèce humaine une bonne fois pour toute à sa place !
J'attends vainement un peu d'humilité afin d'imaginer que mon monde retrouve des valeurs profondes de tolérance, de respect et de solidarité.

La simplicité des mots manque à notre vocabulaire…
Ne serait-il pas temps de retrouver l'enfant qui dort en nous?
Vous savez, cet enfant, qui avec des pinceaux, mélangeait les couleurs, sans trop se poser de questions…
A la bonne votre, l'année commence, songez...